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 [BG] Belsameth

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Valendir



Nombre de messages : 93
Date d'inscription : 01/06/2007

MessageSujet: [BG] Belsameth   Sam 7 Juin - 12:42

Belsameth n’a jamais connu sa famille, et doute même d’en avoir eu une. En réalité, elle a été enlevée à ses parents alors qu’elle ne savait pas encore marcher. Elle portait une marque de naissance, celle des élus de Shilen. Cela ne pouvait signifier qu’une chose : elle devait subir un entrainement spécial, pour devenir l’élite des assassins Drow.

Elle fut donc emmenée dans un camp d’entrainement, dans lequel tous les enfants portaient la même marque. On leur apprit à marcher sans se faire repérer, à manger sans se faire empoisonner, à dormir d’un seul œil, mais surtout à obéir aux ordres. La loyauté envers le Maître était la principale qualité demandée aux jeunes assassins. Maître dont ils ignoraient tout d’ailleurs. Ils n’ont jamais vu son visage, ni même entendu sa véritable voix, car un émissaire parlait pour lui, alors qu’il apparaissait caché derrière un voile.

Belsameth se montra une élève douée, presque trop douée même. Loyale, séduisante, souple, rapide, tout lui semblait facile, et elle passait les épreuves de plus en plus dures, avec toujours la même aisance. Elle aimait taquiner ses compagnons, et s’amusait du moindre défi à relever, et à remporter. Cela lui valu la jalousie de bon nombre d’élèves, car les échecs étaient sévèrement punis. Cela pouvait aller jusqu’à la torture physique, ou mentale. Cela avait certainement pour but de les rendre plus fort se disait elle.

Ne connaissant rien d’autre dans la vie que cet entrainement jour et nuit, elle prennait beaucoup de plaisir à ces épreuves, et particulièrement le maniement de la dague, et les techniques de capture. Sa stratégie favorite pour atteindre ses proies, était la séduction, afin de se retrouver au plus près de sa cible… assez près pour une dague. Et à ce petit jeu, elle était particulièrement douée.

Elle mettait un point d’honneur a toujours terminer les épreuves avec le meilleur résultat, même devant des élèves plus âgés qu’elle. Elle était fière, presque hautaine, à chacune de ses victoires, si bien qu’elle ne semblait pas connaitre le mot défaite. Elle ne se rendait pas compte à quel point la haine montait autour d’elle, particulièrement chez un drow qu’elle venait de détrôner dans l’estime de ses professeurs.



Il rumina sa vengeance pendant de longs mois, attendant une occasion pour frapper. Un beau jour, le Maître décida d’offrir à Belsameth un cadeau spécial, pour la récompenser de ses efforts et de sa dévotion. Elle aurait le privilège de voir son véritable visage. Elle n’était pas peu fière de ce présent unique. Pour son rival, c’était le moment de reprendre la place qui lui revenait de droit en tant que favori du Maître.

Sachant que la jeune drow ne pouvait se rendre armée chez le Maître, il eut tout loisir de voler la dague de celle-ci alors qu’elle était partie au rendez-vous. C’était une dague unique, forgée spécialement pour elle, et son nom était gravé sur le pommeau. Il suivit alors Belsameth discrètement jusqu’aux appartements du Maître. Sa spécialité étant le déplacement furtif, il n’eut aucun mal à berner les gardes dont il connaissait les habitudes par cœur.

Belsameth entra dans la maison, et vit le Maître, comme a son habitude, la face voilée, mais cette fois-ci, sans son porte-parole. Son cœur battait la chamade, elle allait être la première à découvrir le secret de cet être mystérieux. C’était un immense honneur qu’il lui faisait, mais quelque chose l’intriguait, comme si tout ne tournait pas rond sans qu’elle sache trop pourquoi.

Au moment où le maître allait soulever son voile, elle aperçut un mouvement furtif à la fenêtre entrouverte. Par réflexe, elle voulu saisir sa dague et l’envoyer vers l’agresseur, mais elle se rendit compte qu’elle ne l’avait pas sur elle… C’était trop tard : une dague venait de se planter dans le cou du Maître... Elle se précipitât vers lui, et retira la lame pour appliquer sa main sur la blessure. Le sang coulait à flot, et ainsi que pour la première fois de sa vie, les larmes sur ses joues devant cet échec.

C’est alors que les portes s’ouvrèrent brusquement et elle se retourna, les mains pleines de sang, sa dague à la main. Elle entendit alors une voix familière :
« Je vous l’avais bien dit Maître. Elle voulait vous assassiner pour prendre votre place. Vous avez bien fait d’être très prudent…»

Belsameth restait interloquée alors qu’elle réalisait ce qui venait de se passer. Elle avait été aveuglée par son orgueil et son rival en avait profité pour la piéger. Elle termina de soulever le voile qui recouvrait le visage du cadavre, pour s’apercevoir de la supercherie : la personne qu’elle tenait dans ses bras n’était pas le Maître, mais son fidèle porte-parole…

C’est alors que tous entendirent pour la première fois la voix de leur maître qui pointait Belsameth du doigt. Sa voix de vieillard était teintée d’une certaine tristesse :
« Je te laisse une minute pour t’enfuir. Après cela, j’enverrai nos meilleurs assassins à ta poursuite. Si tu survis, alors tu verras mon véritable visage. »

Le compte à rebours avait déjà commencé. Elle n’avait pas le temps de s’apitoyer sur son sort. Après un regard noir à son rival, elle rangea sa dague dans sa ceinture, et couru vers la fenêtre. Son rival tenta de partir à sa poursuite immédiatement, mais le maître le retint par le bras.
« Aurais-tu oublié nos lois ? Elle mérite que nous respections notre parole. Patience mon enfant… * Puis après un instant * Bien. La minute est écoulée, tu peux y aller. »



Belsameth courait à perdre haleine dans l’obscurité de la nuit. Elle séchait les larmes qui continuaient à couler sur son visage. Ses amis… C’était ses anciens amis qui la poursuivaient pour la mettre à mort. Comment avait-elle pu en arriver la sans rien voir venir ? Et que signifiaient les dernières paroles de son Maître ? Shilen lui avait donc réservé un bien étrange de destin.

Derrière elle, les bruits de pas se rapprochaient, et elle savait qu’elle n’avait aucune chance de les vaincre tous en même temps. Sa seule option était de les diviser. Elle prit donc le temps de tendre quelques pièges à ses poursuivants, et les cris de douleurs qui survenaient derrière elle de temps à autre montraient que cela portait ses fruits.

Perdue dans les collines boisées, elle ignorait où elle allait. Ses professeurs ne les avaient jamais emmenés si loin du village. Elle suivit une rivière, pour tenter de brouiller les pistes. Mais, elle se retrouva finalement bloquée, en haut d’une chute d’eau. Elle regarda en contrebas, pour voir l’écume et les remous énormes. Une chute serait probablement mortelle… Elle allait faire demi-tour lorsqu’un léger rire se fit entendre : un rire bien connu.

« On dirait que tu as pu ralentir les autres incompétents… Tant mieux. On va pouvoir s’expliquer toi et moi. » Dit-il en sortant deux épées finement ouvragées. Elle dégaina alors sa dague, et se mis en position défensive. Elle savait que son adversaire était un redoutable bretteur, aussi, elle devait rester prudente.

Le combat fit rage au bord de la falaise, chacun excellant dans le maniement de son arme. A cause de sa course effrénée, Belsameth était moins agile que d’habitude. Elle avait bien du mal à compenser la faible allonge de sa dague face aux épées de son adversaire. Il la maintenait du côté du précipice, la forçant à reculer un peu plus à chacun de ses coups. Son pied glissât soudainement dans le vide, et elle dut se rattraper de justesse au bord du précipice… Le dénouement était proche. Elle ne pouvait plus reculer.
Son adversaire souriait, d’un air triomphant alors qu’il levait d’une de ses lames au dessus de sa tête, l’autre tenant Belsameth à bonne distance. « J’ai tant attendu ce moment. Chaque nuit, je rêvais de t’avoir à ma merci. Et maintenant, je te tiens enfin. Tu vas… mourir. »

Elle ne s’avouait pas vaincu pour autant, et tenta de parer le coup. Elle y parvint, mais la violence avec laquelle il l’avait donné lui fit perdre l’équilibre, et elle tomba dans le vide, avant de disparaitre dans les remous de la chute d’eau. Le dernier son qu’elle entendit était un cri de victoire, puis elle perdit connaissance, emportée par les tourbillons du torrent.



Quelques claques sur ses joues la réveillèrent, et elle expulsa l’eau de ses poumons en toussant. Elle entendit alors le même rire qu’en haut de la falaise. Elle entrouvrit les yeux pour apercevoir le sourire narquois de son rival. Par réflexe, elle voulu attraper sa dague, c’est alors qu’elle se rendit compte qu’elle était pieds et poings liés. Elle grimaça, en tirant sur ses liens de toutes ses forces, alors qu’il se moquait d’elle, en jouant avec sa propre dague.

« Qu’elle ironie. Te voilà dans la situation que tu aimes tant faire subir à tes victimes… Mais tu as de la chance. Le Maître m’a demandé de ne pas t’achever tout de suite. On va te ramener au village, et j’aurai le privilège de te torturer moi-même. Emmenez-la ! » Il termina sa phrase en riant d’un air sarcastique. Elle se débâtit, mais un elfe noir la saisit fermement, et la mit sur son épaule pour la transporter jusqu’au village.

Humiliée, vaincue pour la première fois de sa vie, elle sentit un immense sentiment de honte alors que les habitants du village la dévisageaient comme jamais ils ne l’avaient fait. Ils semblaient déçus, et remplis de haine envers elle. Certains lui jetaient même des légumes pourris à la figure. Elle maudit alors son odieux rival pour sa traitrise. Elle savait qu’il était inutile de l’accuser du meurtre, personne ne la croirait. Résignée, la tête basse, elle se laissait porter vers son funeste destin.

Elle fut attachée, assise, les chevilles liées entres elles, les yeux bandés, et les mains entravées dans son dos, de chaque côté de la poutre d’une cave sombre. Elle avait vécu cette situation a maintes reprises, mais pour la première fois dans la position du torturé. L’angoisse la saisit, un sentiment qu’elle n’avait jusqu’alors jamais ressentit. Elle entendait son cœur battre la chamade dans sa poitrine. Elle avait beau se débattre, rien n’y faisait, les liens étaient trop serrés pour qu’elle puisse faire le moindre mouvement.

Soudain, des bruits de pas qui descendaient les marches se firent entendre. Elle tourna la tête dans cette direction, sans pouvoir voir quoique ce soit à cause du bandeau. Mais elle savait très bien ce qui allait se dérouler. C’est en effet un ricanement bien connu qui résonna dans la pièce obscure. Il prit son temps pour la torturer, et elle fit de son mieux pour résister, lui tenir tête tant qu’il lui restait des forces. Elle serra les dents le plus longtemps possible, mais comme tout le monde, elle finit par craquer. Elle n’implora pas sa pitié comme il lui demandait sa cesse, mais elle hurla sous la douleur, et fondit en sanglots avant de s’évanouir d’épuisement.



Après un sommeil interminable, fait de cauchemars plus horribles les uns que les autres, elle se réveilla finalement, toujours attachée au même endroit. Son corps la faisait souffrir, et elle n’osait même pas bouger le petit doigt. Brisée, elle fut envahie par le désespoir, une sensation qui lui était jusqu’alors inconnue. C’est alors qu’elle sentit un objet froid qui était placé sous ses cuisses. Intriguée, elle bougea légèrement ses jambes entravées et se coupa sur cet objet tranchant. Elle comprit alors qu’il s’agissait d’une dague. Et pas n’importe laquelle : la sienne.

Après avoir pris le temps d’écouter attentivement pour s’assurer qu’elle était bien seule, elle se tortilla malgré la douleur qui envahissait ses membres, afin de faire bouger la lame jusqu’à ses pieds. Elle serra les dents lorsque la dague venait entailler sa peau par endroits. Elle pu finalement la saisir entre ses pieds, pour la ramener en arrière jusqu’à ses mains, dans son dos. Elle remercia Shilen pour lui avoir donné une telle souplesse, et put enfin couper ses liens.

Elle enleva le bandeau de ses yeux, et en voyant que la pièce était parfaitement vide, elle entreprit de se libérer totalement. Elle se massa les poignets et les chevilles pour que le sang puisse circuler de nouveau normalement. Puis elle regarda sa dague. Comment s’était elle retrouvée la ? Etait-ce encore un piège ? Qui avait bien pu faire cela ? Une réponse de Shilen à ses prières?

Mais ce n’était pas le moment de rester plantée la. Elle récupéra un rouleau de corde qui trainait dans un coin de la pièce, puis, comme un félin, elle se faufila hors de la cabane. Le garde qui surveillait l’entrée n’eut pas le temps d’esquisser un geste avant d’avoir la gorge tranchée, son cri étouffé par la main de Belsameth. Sa vengeance attendrait. Pour l’instant, elle devait partir le plus loin possible de ce lieu maudit. Elle camoufla le corps à l’intérieur, puis s’enfuis du village en évitant habilement les patrouilles.

La faim la tiraillait, l’épuisement du à la torture se faisait de plus en plus sentir, mais elle avançait, toujours plus loin, sans s’arrêter, et sans savoir où elle allait. Elle pu attraper de petits animaux grâce aux cordes qu’elle avait emmené avec elle, qui lui servait de collet. C’est après une longue errance qu’elle fini par arriver à Giran, où elle rencontra Valsharess, la reine de Goddard. Pour une obscure raison, elle eut immédiatement confiance en elle, et lui proposa ses services, en tant qu’espionne.



Depuis ce jour, Belsameth sert la reine du clan Renor de Goddard, avec autant de ferveur qu’elle avait servit le Maître assassin. Une mèche de cheveux blancs a marqué sa chevelure d’ébène depuis la nuit terrible passée au fond de la cabane, aux mains de son rival. Elle garde au fond d’elle-même une flamme, qui ne s’éteindra qu’avec la mort de son ennemi juré…
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