Phénix

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 [BG] Phénix

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MessageSujet: [BG] Phénix   Mer 13 Juin - 11:36

Einhasad, déesse de la Création, créa des formes en utilisant son propre esprit. Ses enfants usèrent de leurs propres puissances pour insuffler la vie à ces formes.

Shilen instilla l’esprit de l’eau dans la première forme. C’est ainsi que la race des Elfes fut crée.

Paagrio instilla l’esprit du feu dans la deuxième forme. C’est ainsi que la race des Orcs fut créée.

Maphr instilla l’esprit de la terre dans la troisième forme. C’est ainsi que la race des Nains fut créée.

Sayha instilla l’esprit du vent dans la quatrième forme. C’est ainsi que la race des Arteias fut créée.

Gran Kain était le dieu de la Destruction. Voyant le travail d’Einhasad, il devint curieux et jaloux. Il imita Einhasad et créa une forme à sa propre image. Il alla ensuite voir Shilen, leur fille plus âgée, et lui demanda d’instiller l’esprit de l’eau dans la forme. Shilen en fut très étonnée et dit « Père, pourquoi voulez-vous faire une telle chose ? Einhasad, ma mère, est responsable de la création. Ne convoitez pas ce travail qui n’est pas le vôtre. Une créature qui recevrait la vie du dieu de la Destruction n’apporterait que désastre. »

Mais Gran Kain ne voulait pas laisser tomber. Après moult cajoleries et persuasion, il obtint finalement le consentement de Shilen.
« Très bien, je le ferai. Mais j’ai déjà donné l’esprit de l’eau à ma mère. Ainsi la seule chose que je puis vous donner sont les restes. » Shilen donna l’esprit de l’eau stagnante et putréfiée à Gran Kain. Gran Kain l’accepta avec joie.

Cependant, Gran Kain estimait qu’il n’était pas suffisant de ne donner qu’un seul esprit à sa créature. Il alla donc voir Paagrio, son fils plus âgé. Comme Shilen, Paagrio avertit également son père. Cependant, il ne put dire non à Gran Kain. Ainsi il donna l’esprit du feu mourant à Gran Kain.
Gran Kain l’accepta avec joie.

Les larmes aux yeux, Maphr tenta aussi de supplier son père, mais finit par lui donner l’esprit de la terre stérile et souillée. Sayha, à son tour, donna à son père l’esprit du vent sauvage et violent.

Satisfait, Gran Kain prit tout ce qu’on lui avait donné et cria « Regardez la créature que je suis en train de faire ! Regardez ceux qui sont nés de l’esprit de l’eau, de l’esprit du feu, de l’esprit de la terre et de l’esprit du vent. Ils seront plus forts et plus sages que les géants ! Ils régneront sur le monde ! »
Interpellant le monde entier avec fierté, Gran Kain instilla les esprits dans les créatures créées à sa propre image. Cependant, le résultat fut terrible. Ses créatures étaient faibles, stupides, laides, et lâches. Tous les autres dieux dédaignèrent les créatures de Gran Kain. Submergé de honte, Gran Kain abandonna ses créatures et alla se cacher pour un temps. Ces créatures furent appelées les humains.



Durant cet abandon, certains d’entre eux tombèrent dans les grandes mers du nord. Peu survivent mais ceux qui restèrent entre la vie et la mort eurent un choix à faire : libérer leur âme pour la survie de leur peuple, ou rester à flotter sur ces mers durant de nombreux siècles dans un monde n’étant ni du vivant, ni de la mort. Parmis eux, un sourd muet, qui n’avait pu entendre les choix de ce pacte rétif. Il ne pu répondre, et resta ici flottant sur ces eaux effroyablement sombres.

Comme promis des siècles passèrent, et cet humain restait là, vaguant au rythme des mouvements de l’eau. Quand un jour, sa tête heurta le sol. Une terre, l’humain se crispa, et comme si de rien était, se releva, nu et marcha en direction de l’île. Ce fut une petite terre que l’humain avait découvert, il y était seul, … non il n’était pas seul, de nombreux oiseaux de la couleur du feu vivaient ici. Il s’allongea sur la plage et s’endormi.

Quand il se réveilla enfin, des flammes semblaient danser autour de son corps, des milliers d’oiseaux l’entouraient. Ils semblaient faire un vacarme étonnant, mais l’humain ne pouvait entendre. Cela dit, il ressentait les vibrations et les danses affolantes des volatiles lui parlaient. Elles lui disaient ceci : « Nous sommes la tribu Phénix, une simple colonie d’oiseau, tu es sur notre territoire mais tu sembles si faible que notre Empereur accepte de te garder parmis nous, tu seras notre totem, nous t’habillerons, te nourrirons, et t’apprendrons la méditation. » Sur ces termes, l’humain se releva et fut accompagné jusqu’au centre de l’île où il fut baptisé Phénix.

De longues années durant, il fut élevé par ces étranges créatures, qui semblaient l’empêcher de vieillir de par leur simple présence. Il apprit, il apprit tellement que son corps s’en retrouvait modifié, il se mit à tenir sur deux pattes, à communiquer par télépathie, et le plus improbable devint une réalité : il développait, petit à petit, une magie regroupant l’Elémental des autres races (dont originellement, il était le produit).

Les longues méditations l’amenaient à réfléchir sur son peuple et sur sa propre destinée. Un jour, il prit une décision, il voulait le rejoindre, et montrer ce qu’il était devenu. Ce jour fut marqué par une pluie de feu, visible au loin là bas sur les continents. Les phénix affolés demandèrent à l’humain de vite faire son choix. Phénix choisi les siens, les humains. L’un des phénix l’accompagna dans les cieux en direction du village humain. Au moment de passer au dessus de la commune, l’oiseau reçut une flèche dans le cou. Les deux voyageurs s’écrasèrent quelques kilomètres plus loin.
Phénix pleura son frère pendant plusieurs jours. La haine le consumait, il n’avait jamais ressenti cela. Tel fut les derniers mots du phénix : « Ici tu deviendras mortel, ici tu ressentiras les sentiments vitaux, ici seul ta magie te gardera, ici comme partout, nous serons toujours dans ton cœur. Vole maintenant Phénix. » Ces mots resteront à jamais gravé dans sa mémoire.

Quand les chasseurs humains découvrirent le corps de l’oiseau, ils n’eurent le temps que d’apercevoir le plumage rouge avant de voir voler leur propre sang dans les yeux de leurs voisins…

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MessageSujet: Re: [BG] Phénix   Mer 20 Juin - 13:10

D’un calme chaud, Phénix parcourait les terres d’Aden, proposant de petits services aux habitants des villages. Son être plutôt chétif ne faisait pas de lui une personne se poussant à l’égocentrisme ni même à l’égotisme. Les gens lui faisait confiance, sans même qu’il ne cherche à les pousser à le faire. Un sourd et muet pouvait parfois faire peur, et pourtant les habitants aimaient savoir qu’il était là, assis dans un coin de la ville, à lire en silence ou simplement à se balader.


D’un calme naturel, son visage se crispait des fois, durant son sommeil, que peut de gens pouvait voir. Il repensait aux phénix de l’île isolée, ces proches de toujours, qui vivaient désormais en lui. Et ces humains, ayant prit peur de l’inconnu, avaient préférer détruire un semblant d’existence plutôt que de risquer à le connaître et le découvrir. A présent cela leur était impossible …


Cela lui faisait penser à ce guerrier Orc de l’autre soir. Celui-ci ne trouvait réponses à ses questions. D’après ce dernier, le discours de l’humain l’aida dans sa quête aux réponses. Ne pas avoir peur de l’inconnu et vouloir le découvrir en toute sincérité était une chose importante. Chaque question mérite une réponse, il fallait savoir que certains silences provoqués par une interrogation, pouvaient faire foi de réponse.
Cette Elfe des Ténèbres aussi, elle avait un beau visage, mais si triste. Ses pensées étaient d’un floues apeurant et elle se refusait à tout repos. Elle semblait chercher quelque chose ou quelqu’un. Cela créait un vide étrange dans son cœur. Mais ces mots semblaient lui faire relever la tête, quelques instant seulement : « Toutes flammes qui, un jour, a brillé d’un vif intense dans nos cœurs, restent dans nos cœurs et ne s’éteignent jamais. Seules les cendres du temps le recouvrent et l’étouffent, mais les braises ardentes restent à jamais rougies par les sentiments et le simple souffle d’un vent de souvenir peut raviver la flamme. » Ces paroles étaient profondes et simples. La nuit fut longue et courte en même temps. Phénix quitta les lieux. Ce soir il ne dormirait pas.



Mais quelqu’un l’avait-il déjà vu dormir ?

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